Intellect territorial

6octobre2007

Cigarette et principe de précaution : que fait l’Etat ?

Filed under: Actualites,Reflexions — cnfpt @ 3:31

11521113_p.jpgLe principe de précaution a été introduit en préambule de la Constitution Française en 2004. Il figure à l’article 5 de la Charte de l’Environnement.
Ce principe, institutionnalisé pour diverses raisons, est-il en inadéquation totale avec les danges du tabac ? Il a prévalu dans certaines crises, notamment celle du virus H5N1. On sait que l’industrie du tabac, sur laquelle pesait un procès fleuve engendré par un procureur américain, a souhaité payer la somme de 250 MILLIARDS de dollars sur 25 ans plutôt que d’affronter les velléités des « justiciables » (sic). Pourquoi ? Parce que les Etats se sont retournés contre les grosse centrales de fabrication de cigarettes au nom des dépenses de santé induites par les soins pour les fumeurs. Néanmoins, un éminent chercheur, qui travaille sur le tabac depuis plus de 30 ans, a reçu, officiellement, 4 000 FRANCS, oui, quatre milles francs, pour doper ses recherches.

Mais comment en est-on arrivé là ? Parce que dans les années 1980, la recherche était le lobby (encore aujourd’hui) de l’industrie de la cigarette. Ainsi, un chercheur n’a pas hésité à écrire un rapport scientifique, lourd de conséquences, sur les absences de danger liées à la cigarette.

Tous se déroule aujourd’hui de façon à CULPABILISER LE FUMEUR ! Tous coupables sauf les fabricants ! La puissance du lobbying des cigarettiers a encore de beaux jours devant elle. «Les académies des sciences et de médecine refusent l’introduction du principe de précaution dans la Constitution qui serait paralysante, qui constituerait un obstacle à la recherche et provoquerait d’innombrables procès». «Ce principe existe, il n’est pas question de le faire sauter mais de l’expliquer et d’en définir les procédures.» Ce principe doit être manié «avec prudence», a insisté le constitutionnaliste Louis Favoreu. «Il ne doit pas être directement invocable devant les juridictions ordinaires car cela déclencherait des contentieux en cascade. Il existe ainsi, dans notre pays, un droit à l’emploi qui n’est pas directement invocable, sinon des millions de chômeurs pourraient saisir les tribunaux.» (in LE FIGARO – mars 2003)

Penses-tu qu’il faille définir le principe de précaution sur les seuls aspects environnementaux ? Au nom de la connaisance des dangers non potentiels mais réels, ne peut-on oeuvrer pour un principe qui consisterait à retirer du marché tout élément dont les conséquences néfastes pour l’humain sont caractérisées ?

Certes, mais encore faudrait-il que cet élément ne rapporte pas des millions d’euros…

Le tabac et l’argent en SUISSE

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